Le lin se présente sous l’aspect d’une tige unique qui peut atteindre un mètre de hauteur et sur laquelle se répartissent une centaine de feuilles. Le lin possède aussi une racine de près d’un mètre de profondeur.

L’homme cultive le lin pour sa fibre et ses graines depuis des millénaires. Des archéologues ont découvert en Géorgie les premières traces de fibres de lin datant de 36 000.

Son arrivée en Europe date du 8ème siècle grâce aux phéniciens qui l’importe en Grèce, en Italie puis enfin en France où Charlemagne, fervent amateur, donne une véritable impulsion à la culture et à la transformation du lin en faisant en sorte que chaque foyer se procure l’outillage pour le travailler.

La France est reconnue pour son lin haut de gamme, aux fibres fines et résistantes. C’est également actuellement le premier pays producteur de lin au monde.

C’est une matière naturelle qui n’a pas besoin d’engrais ni de beaucoup d’eau pour pousser. Le procédé de transformation du lin en fibre textile s’effectue par des procédés naturels. Tous les constituants du lin étant biodégradables, les produits fabriqués à partir de cette plante sont eux aussi biodégradables. De plus, la fabrication de la toile de lin produit des “déchets” réutilisables tels que la pâte à papier ou les graines et l’huile de lin.

Il est à noter que de nombreux producteurs français proposent des lins  écologiques certifiées “GOTS” (Global Organic Textile Standard). Ces matières sont garanties 100% responsables non seulement dans leur culture mais aussi dans tout le processus de transformation, car il ne faut pas oublier que certains producteurs envoient des ballots à traiter jusqu’en Chine et que le nettoyage et la teinture du lin sont fortement consommateurs d’eau.

De la matière première aux étoles :

Le lin, s’il est transformé dans les règles de l’art, apparaît définitivement un choix d’excellence pour l’environnement mais également pour la santé des consommateurs car ses qualités sont nombreuses….

Le lin absorbe l’humidité, il est intrinsèquement antibactérien et hypoallergénique. Il est résistant, confortable et élégant.

Armance et Apolline utilise le lin pour ses écharpes et ce, pour toutes les saisons. En effet, c’est une matière qui donne une sensation de fraîcheur en été et conserve la chaleur en hiver.  

Pour autant, c’est une matière capricieuse qui peut s’avérer difficile à travailler. Selon l’humidité et la température de la journée le lin peut se détendre ou se recroqueviller sous la chaleur de la machine ou du fer à repasser.

Mais si le lin est une matière qui se froisse, je vous l’accorde, il n’en perd pas pour autant cette caractéristique qui fait de lui une matière symbole d’élégance et de distinction. Il est a noter par ailleurs, que ses “froissures” sont la référence d’un caractère d’authenticité et d’une véritable qualité.

 

L’entretien du lin

Le lin est le seul tissu qui devient de plus en plus beau au fil des lavages. Il n’en demeure pas moins qu’il faut tout de même le chouchouter

Nettoyage

Le lin peut sans problème passer à la machine à une température de lavage maximale en machine de 40° pour la couleur et jusqu’à  90° pour le blanc.

L’essorage se fait à faible vitesse ou naturellement (séchage à l’air libre mais en étirant la fibre pour éviter les plis du lavage).

Si le lin peut absorber 20% d’humidité sans paraître humide, il a une grande capacité d’absorption et sèche très rapidement.

Taches

Tout dépend de la nature de la tache mais généralement le vinaigre blanc fonctionne très bien. Si la tache est grasse, favoriser la Terre de Sommières comme pour la soie.

Repassage :

Préférer une température de repassage faible.


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